- Gestion de projet
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Quand un projet de site démarre – refonte, migration, évolution… – une même question revient souvent : Faut-il travailler avec une agence web ou une agence digitale ?
La distinction peut sembler floue, parfois même purement marketing. Pourtant, derrière ces deux termes se cachent des responsabilités différentes, qui ont un impact direct sur l’autonomie des équipes, les performances et la capacité du site à soutenir les objectifs business dans la durée.
Cet article propose une lecture claire et concrète pour comprendre la différence entre agence web et agence digitale, éviter un mauvais casting et choisir le bon partenaire selon votre contexte réel.
Le vrai sujet n’est pas agence digitale vs agence web, mais le niveau de responsabilité attendu.
Une agence web se concentre généralement sur le build : concevoir et livrer un site fonctionnel, stable et maintenable.
Une agence digitale intervient sur un périmètre plus large : elle prend en compte le run, la connexion aux outils marketing (CRM, analytics, analytics avancé, automation) et l’impact mesurable du site sur la performance business.
Lorsque le CMS devient un frein ou que les données marketing restent en silo, le problème n’est généralement pas technologique. Il tient le plus souvent à un mauvais cadrage du rôle de l’agence.
Dans beaucoup de projets, ces deux termes servent surtout de raccourcis dans un devis.
“Web” rassure par sa dimension technique. “Digitale” évoque une approche plus globale et stratégique.
Mais dans la pratique, choisir une étiquette plutôt qu’un périmètre clair mène souvent à des décalages : le site est livré, mais l’autonomie n’est pas là ; les outils existent, mais ne communiquent pas ; les équipes marketing attendent de la vitesse, sans avoir les leviers pour l’obtenir.
👉 Pour éviter ces situations, il faut changer de grille de lecture.
La bonne question n’est pas “web ou digitale”, mais comment le projet est gouverné.
Trois axes sont déterminants :
1. Création vs maintenance
Qui conçoit le site, mais surtout qui le fait évoluer, le maintient et le sécurise dans le temps ?
2. Rôle du site
Est-il une vitrine isolée ou un levier connecté au CRM, à l’analytics et aux outils marketing ?
3. Gouvernance
Qui décide, qui exécute et qui mesure les résultats une fois le site en production ?
Si ces points ne sont pas clairs dès le départ, le choix du mot “digitale” ou “web” ne changera pas grand-chose.
Une agence web se concentre sur la création et l’évolution du site : architecture, UX, CMS, performance technique.
Ce modèle fonctionne bien lorsque :
Dans ce cas, l’agence est jugée sur la qualité du build, la stabilité et la maintenabilité.
Cette approche atteint toutefois ses limites lorsque le site devient central dans l’acquisition ou la conversion.
Une agence digitale prend en charge le dispositif numérique global.
Le site devient un point de convergence :
Cette approche est pertinente lorsque :
L’agence n’est alors plus jugée uniquement sur ce qu’elle livre, mais sur ce que le système produit dans le temps.
La distinction entre agence web et agence digitale se joue rarement sur les mots, mais sur le périmètre réellement assumé.
Une agence web intervient principalement sur le site : pages, templates, CMS, performance technique. Les indicateurs sont souvent centrés sur les délais, la qualité et la stabilité. Le mode opératoire reste majoritairement projet, avec peu d’interfaces transverses.
À l’inverse, une agence digitale raisonne en écosystème. Elle conçoit des parcours, des connexions, des dashboards, et suit des KPIs liés à la conversion, à l’activation et à la performance business. Son fonctionnement est plus itératif, proche d’une logique produit, avec des interactions continues entre marketing, IT, sales et data.
Ce dernier cas est le plus exigeant : il faut alors une agence digitale très technique, capable d’assumer à la fois l’architecture et la performance. Elles sont plus rares.
Lorsque l’objectif est d’accélérer la publication, le frein n’est que rarement la production de contenu. Il se situe le plus souvent dans un back-office mal adapté aux usages marketing.
👉 Agence web experte CMS, orientée autonomie.
Lorsque l’objectif est d’unifier les données, l’enjeu devient la circulation et l’exploitation de l’information. Sans vision data, il n’y a pas de pilotage durable.
👉 Agence digitale avec une vraie culture data.
Si la priorité est la maintenabilité, il est préférable de s’appuyer sur une agence technique qui pense la maintenance dès la conception.
👉 Moins de plugins, plus d’architecture.
Certaines agences dites digitales sous-traitent entièrement le développement. Les signaux sont connus : flou sur l’équipe, dépendance accrue, délais qui s’allongent. Une vérification simple consiste à demander qui développe réellement, où et comment.
À l’inverse, certaines agences web promettent de l’acquisition sans cadre data clair. Un site seul ne génère pas de leads sans méthode ni pilotage.
Enfin, l’étiquette “agence 360” peut diluer la responsabilité. Un devis sans livrables de run, de roadmap ou de KPIs doit être analysé avec attention.
Un devis structuré distingue clairement trois niveaux :
Ne choisissez pas une étiquette. Choisissez un niveau de responsabilité.
Si votre site est un levier marketing, privilégiez un partenaire capable de connecter, mesurer et faire évoluer la plateforme dans le temps.
Chez Be API, nous intervenons précisément à cet endroit : là où le CMS cesse d’être un frein et devient un outil marketing maîtrisé.