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WordCamp Europe 2026 : Mediapapa, IA et open source

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Chaque année, le WordCamp Europe rassemble plusieurs milliers de passionnés de WordPress venus des quatre coins du monde. Une partie de l’équipe Be API et Mediapapa était de la partie : débrief !

L’édition en quelques chiffres

2442 participants

81 pays représentés

23% de newbies (première édition)

Près d’un quart des participants découvraient le WordCamp Europe pour la première fois. À lui seul, ce chiffre raconte quelque chose : la communauté WordPress ne tourne pas en vase clos. Elle continue d’attirer de nouveaux profils, de nouveaux métiers, de nouvelles façons de faire.

Développeurs, designers, chefs de projet, entrepreneurs… chacun compose son propre agenda, selon ses enjeux ou ses envies.

Cette année, le rendez-vous avait lieu à Cracovie. Une vraie découverte : une énergie vivante, une vieille ville préservée, des habitants accueillants. Si vous ne connaissez pas, on vous recommande vivement d’y aller pour un city-trip.

Le WordCamp, lui, s’est installé à l’ICE Kraków Congress Centre, juste en face du château de Wawel.

« L’organisation était top : un branding soigné, des bénévoles aux petits soins, de quoi se restaurer tout au long de l’événement. Et entre les conférences, on a surtout senti cette envie des gens de se retrouver, d’échanger. Cette chaleur humaine est vraiment propre à la communauté WordPress. » raconte Elisabeth.

Mediapapa, sponsor de l’événement

Cette année, il y avait une autre première pour nous : Mediapapa sponsorisait le WordCamp Europe.

Pour Jason et Nicolas, qui tenaient le stand, c’était une belle étape : confronter Mediapapa aux attentes d’un public international de professionnels WordPress.

Et si pour Jason, le terrain n’avait rien d’inconnu, l’expérience, elle, était nouvelle.

« J’ai géré les sponsors lors des éditions 2022 et 2023, à Porto puis à Athènes, et j’ai fait partie de l’équipe d’organisation à Turin. Cette année, pour la première fois, j’y étais de l’autre côté du stand ! »

Le premier jour, on n’a pas vraiment eu le temps de souffler. Près d’une centaine de visiteurs sont venus découvrir Mediapapa. Certains connaissaient déjà le projet, beaucoup le découvraient. Les démonstrations se sont enchaînées, les questions aussi.

« On a enchaîné les démos, et les gens étaient vraiment intéressés. Au WCEU, il n’y a pas de répit : il y a du monde en permanence, même entre les conférences. » Nicolas

« Le plus important, c’est de rencontrer du monde, notamment les autres sponsors : 70 à 80 entreprises de toutes tailles et de tous secteurs, des gens que tu ne croises pas le reste de l’année. » Jason

Sur un événement comme celui-ci, on y gagne une visibilité et des contacts qu’on ne trouverait nulle part ailleurs. De quoi nourrir encore la feuille de route.

Des talks pour tous les métiers, et une toile de fond : l’IA

Comme chaque année, les sujets couvrent divers thèmes : développement, accessibilité, design, business, content, open source… et IA. Beaucoup d’IA.

L’intelligence artificielle traversait presque toutes les conversations, comme sujet central ou comme contexte.

Notamment avec WordPress 7.0, présenté lors de l’événement, qui intègre désormais un client IA natif et des connecteurs vers les principaux modèles du marché. Une évolution attendue, mais abordée avec une certaine prudence. L’idée étant d’intégrer ces nouveaux usages sans renoncer à ce qui fait l’ADN de WordPress.

Sous cette question technique, il y en avait une autre, plus large : qui contrôle les modèles ? Les données ? Les contenus générés ?

C’est là que revient l’open source, pas seulement comme héritage, mais comme une réponse concrète à une question d’aujourd’hui.

L’ouverture du WCEU, assurée par le CERN, donnait d’ailleurs parfaitement le ton. Le laboratoire européen de physique des particules – là où le web est né, au sens littéral – est venu expliquer pourquoi il avait choisi WordPress sous licence GPL pour l’ensemble de sa présence en ligne. Et surtout, pourquoi il comptait publier en open source son propre outil de migration interne.

Le message est simple : profiter d’un bien commun, c’est bien. Y contribuer en retour, c’est encore mieux.

L’open source : un choix, pas un acquis

Derrière l’enthousiasme habituel de WCEU, une conférence a tranché par son ton.

Lors de sa conférence, Marcel Bootsman a rappelé une vérité qu’il est parfois facile d’oublier : une grande partie des briques logicielles sur lesquelles repose le web est maintenue par une poignée de personnes. Parfois une seule. Souvent bénévolement. Avec, pourtant, une responsabilité énorme.

Ce n’est pas une situation à la marge, c’est le fonctionnement réel d’une large partie de l’écosystème open source.

Il en a profité pour rappeler le programme Five for the Future.

Son principe est simple : encourager les entreprises qui utilisent WordPress à consacrer une partie de leurs ressources (en temps, en compétences ou en financement) au projet. Pas par philanthropie. Parce qu’un commun ne reste vivant que si celles et ceux qui en bénéficient contribuent aussi à le faire avancer.

C’est dans ce contexte, et pour la première fois sans Matt Mullenweg pour clôturer l’événement, que Mary Hubbard, directrice exécutive de WordPress, a pris la parole :

Open source is why WordPress has thrived. The same values should shape AI. And the community should be much louder about it.

Mary Hubbard, directrice exécutive de WordPress

Autrement dit : si l’open source a permis à WordPress de devenir ce qu’il est aujourd’hui, il devrait aussi guider la manière dont nous construisons les outils d’IA de demain.

Pourquoi ça nous parle, et pourquoi c’est important ?

Chez Be API, l’open source guide notre manière de concevoir le web depuis le début. Non pas par principe, mais parce qu’il offre quelque chose de précieux : la liberté de construire sur des fondations ouvertes, durables et maîtrisables.

Et cette conviction ne s’arrête pas aux projets que nous développons. Elle se traduit aussi dans notre manière de contribuer à l’écosystème WordPress : en développant et partageant des ressources open source (comme Johannes ou le DSFR récemment), en participant aux Contributor Days ou en intervenant lors de conférences.

Pour une agence qui accompagne des entreprises et des grands groupes, cette conviction influe sur la manière dont on conseille, construit et accompagne dans la durée

Construire sur des fondations ouvertes, c’est :

  • Garder la main sur la technologie. Pas de verrouillage par un éditeur, pas de licence dont les règles peuvent changer du jour au lendemain. Le code reste auditable, évolutif et l’on peut changer de prestataire sans repartir de zéro. –
  • Construire dans la durée. Une plateforme portée par une communauté mondiale ne dépend pas de la stratégie d’un seul fournisseur. C’est ce qui permet de penser un projet à dix ans, plutôt qu’au prochain changement de feuille de route.
  • Garder la maîtrise de ses données. À l’heure où l’IA redistribue les cartes, savoir où elles vivent, qui y accède et ce qu’il est possible d’en faire n’est plus un détail technique. C’est devenu une question stratégique.

Trois dimensions, une même idée : ne pas confier les fondations de son web à quelqu’un d’autre.

En conclusion

Une belle édition, de laquelle on repart avec des idées, des contacts (et quelques dizaines d’onglets ouverts).

Mais ce n’est finalement pas ce qu’on retient le plus.

Ce qui marque à chaque fois, c’est de voir des milliers de personnes consacrer du temps à construire quelque chose qui les dépasse. Une documentation. Un plugin. Une conférence. Une discussion. Une ligne de code.

À l’heure où l’IA pousse de plus en plus d’acteurs à refermer leurs écosystèmes, WordPress continue de défendre une autre vision : celle d’un web qui se construit ensemble.

Donc rendez-vous l’an prochain, à Malaga 🇪🇸

Et si l’open source est un sujet qui vous parle, ou que vous aimeriez creuser, on est toujours partants pour en discuter!